Il s’est assis sur le premier bloc venu. Capuche relevée, coudes sur les genoux, la tête tombée vers le sol. Autour de lui, la nuit fait son travail : les lampadaires s’étoilent, le panneau publicitaire allume sa nouvelle voiture, l’arrêt de bus attend des gens qui ne viendront pas tout de suite. Tout fonctionne. Tout brille pour quelqu’un. Lui, il est de l’autre côté de la lumière — celui qui s’est posé là parce qu’il ne savait plus où aller. La ghafla n’est pas le sommeil. C’est le moment où on s’assoit sans savoir pourquoi.
