Le trône reste. Plus personne ne s’y assied.

On jette tout ce qui pèse : les fauteuils, l’usage, la mémoire. Nos forêts recueillent ce que les foyers ne savent plus tenir. Les fenêtres tremblent au loin, et le fauteuil, lui, ne bouge pas.
Très tôt, on apprend à abandonner ce qui pèse. Mais ça ne disparaît jamais vraiment. Ça s’assoit quelque part, à la lisière du regard, et ça attend.