Les lampes veillent. Personne ne passe.

On reconnaît les grilles qui ne ferment plus. Pliée, forcée, et jamais réparée. Derrière, les garages tiennent encore. Comme si ce qui valait la peine d’être verrouillé n’était plus dans les maisons, mais dans les box.
Au-dessus, les lampes brûlent en étoiles. Elles éclairent pour personne. Alors la lumière fait son travail, seule, et la nuit fait le sien.
Les dispositifs veillent à vide. Ce qu’on protège, ce n’est pas ce qu’on garde, c’est ce qu’on a fini par accepter de perdre.